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Couvent des Révérends Pères Minimes

Site et monument historiques, Patrimoine religieux, Couvent à Marignane
  • Ancien couvent des Révérends Pères Minimes
    Aujourd’hui, maison des associations ; ne se visite pas

  • La présence à Marignane de l’ordre mendiant d’obédience franciscaine des Minimes reste liée à celle des Covet.

    Barons de Marignane et de Bormes où avait vécu le fondateur de l’ordre saint François de Paule, ils y avaient donné leur château aux religieux (toujours connu comme « couvent des Minimes »), par la suite appelés à Marignane.
    Une première communauté est venue s’y installer en 1648, sur les pentes du Collet Rouge, envoyant un des leurs tenir l’ermitage de Notre-Dame à peu de...
    La présence à Marignane de l’ordre mendiant d’obédience franciscaine des Minimes reste liée à celle des Covet.

    Barons de Marignane et de Bormes où avait vécu le fondateur de l’ordre saint François de Paule, ils y avaient donné leur château aux religieux (toujours connu comme « couvent des Minimes »), par la suite appelés à Marignane.
    Une première communauté est venue s’y installer en 1648, sur les pentes du Collet Rouge, envoyant un des leurs tenir l’ermitage de Notre-Dame à peu de distance.
    Entre 1693 et 1701 leur a été bâti et octroyé un nouveau couvent à l’extrémité du parc seigneurial (peut-être à l’emplacement d’une ancienne léproserie médiévale), avec chapelle consacrée à sainte Marie-Madeleine.

    Bâtiment classique marqué par un fronton denticulé regardant vers le château et une coupole surmontant la cage d’escalier, il a abrité la vie de la communauté jusqu’à la Révolution. Les pères Minimes ont ainsi converti leur maison en hôpital de quarantaine pendant la grande peste de 1720, organisé les convois funèbres et les sépultures de marque (comme celle de Joseph de Covet en 1752), rassemblé une riche bibliothèque inventoriée en 1792, et œuvré dans certaines spécialités agricoles. On appréciait leurs marcs de raisins et leurs feuilles de mûriers vendues aux sériciculteurs. Un certain raffinement entourait la vie d’un couvent orné de peintures murales sur la coupole, dont quelques traces ont été conservées sous les peintures actuelles.

    Il reste de son mobilier un beau bénitier de marbre présenté au musée Albert Reynaud, et surtout la grande toile de saint François de Paule en prière, déposée d’un autel latéral de la chapelle du couvent et appendue dans le chœur de l’église paroissiale. Très inspiré du chef-d’œuvre de Charles Mellin peint au XVIIe siècle pour l’infirmerie des Minimes de la Trinité des Monts à Rome, le tableau date des environs de 1700 et paraît attribuable à un peintre marseillais.

    Vendu comme bien national à la Révolution, le couvent est devenu propriété privée, de laquelle une remarquable collection a été vendue aux enchères en 1939. S’y trouvaient deux uniques vues peintes sur toile au XVIIIe siècle, celle du château et du bourg de Marignane, et celle du parc, œuvres non localisées mais toujours recherchées.

    Aujourd’hui maison des associations, il ne se visite pas, peu d’éléments patrimoniaux étant visibles.

    Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021