Croix des missions

Croix de Marignane : un circuit à découvrir

Site et monument historiques, Patrimoine religieux, Calvaire et croix à Marignane
  • L’itinéraire des croix : plusieurs croix et oratoires ont marqué le paysage urbain ou rural de Marignane, parmi lesquels un certain nombre subsiste encore.

  • Plusieurs croix et oratoires ont marqué le paysage urbain ou rural de Marignane, parmi lesquels un certain nombre subsiste encore.

    La croix du jubilé de 1769, érigée d’abord devant, a été déplacée sur le flanc de la chapelle Saint-Nicolas, aujourd’hui Saint-Joseph (rue du Souvenir-Français). Elle commémore le pèlerinage à Rome effectué cette année-là pour obtenir les indulgences plénières décrétées par le pape Clément XIV au tout début de son pontificat. De l’ensemble d’origine ne reste...
    Plusieurs croix et oratoires ont marqué le paysage urbain ou rural de Marignane, parmi lesquels un certain nombre subsiste encore.

    La croix du jubilé de 1769, érigée d’abord devant, a été déplacée sur le flanc de la chapelle Saint-Nicolas, aujourd’hui Saint-Joseph (rue du Souvenir-Français). Elle commémore le pèlerinage à Rome effectué cette année-là pour obtenir les indulgences plénières décrétées par le pape Clément XIV au tout début de son pontificat. De l’ensemble d’origine ne reste que le crucifix métallique aux extrémités chantournées, portant un Christ de facture classique ayant malheureusement perdu ses avant-bras. Le piédestal de pierre était, jusqu’au début du XXe siècle, plus élancé et ouvragé, remplacé par celui qu’on peut voir aujourd’hui, bien plus massif.

    En lisière de l’ancien bourg, sur l’ancien mail (actuelle avenue Jean-Jaurès) a été remise en place la croix dite des Missionnaires de Provence. Datée de 1846, elle commémore la mission des quatre compagnons d’Eugène de Mazenod venus à Marignane en 1816.

    En terroir rural sur la colline, la croix de 1712 située au carrefour du chemin du Collet Rouge et de l’ancien chemin de la Vierge, actuelle rue Jean-Louis-Calderon, semble ponctuer le parcours de l’ancestrale procession des Rogations. Bien qu’elle porte très visiblement la date de sa réalisation gravée sur le piédestal, on ne connaît rien de son histoire. Elle figure sur le cadastre napoléonien de 1818, probablement à son emplacement d’origine, comme aujourd’hui. Sculptée dans la pierre tout comme le cylindre qu’elle surmonte, elle se situait à proximité du tout premier couvent des pères Minimes implanté sur la pente du Collet Rouge et abandonné vers 1700 pour leur nouvelle résidence jouxtant le parc seigneurial. Une cavité creusée dans le piédestal pourrait avoir été destinée au dépôt de prémices agricoles, grains ou autres, dont la protection était demandée lors de la procession des Rogations au mois de mai. Celle-ci est attestée à Marignane depuis 1628 au moins, alors menée par les pénitents pour demander la pluie, et jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle. La tradition voulait que le cortège fasse halte et dévotions à chaque croix de la paroisse rencontrée sur le parcours. Le chemin de la Vierge, dont la croix de 1712 marque le début, conduisait ensuite aux croix du point culminant, celles des calvaires de 1533 et 1867 ponctuant l’éperon rocheux du Devens. Elles marquaient l’aboutissement du chemin des sept oratoires de 1541, et constituaient aussi très probablement le point ultime de la procession printanière des Rogations permettant d’immuniser tout le territoire par bénédiction aérienne.

    Plusieurs autres croix disparues ont jalonné l’histoire du paysage urbain marignanais, comme celle, érigée au Moyen Âge à immédiate proximité du portail de ville (maison commune dite beffroi, place Camille- Desmoulins), citée comme repère dans un document foncier de 1462. Elle a probablement donné son nom à l’auberge de la Croix Blanche, connue à l’entrée du bourg de Marignane (actuel Bar de la Cigale malheureusement incendié en 2017) du XVIe à la fin du XIXe siècle.

    Une croix de mission, dite du pont de la Cadière, datait d’avant 1730, année durant laquelle le conseil de communauté paya ses réparations. Elle existait encore en 1818, portée sur le cadastre napoléonien et située sur la placette au carrefour des actuelles avenue Jean-Jaurès et rue Puits-Madame.

    Enfin, une croix monumentale mais sommaire apparaît sur un ex-voto de 1861 (visible dans la chapelle Notre-Dame de Pitié) dépeignant un accident probablement survenu dans un trou de sable au bord d’un étang, de Bolmon ou de Berre. On ne sait si elle a réellement marqué le paysage littoral ou si elle a figuré, par l’image, la seule intention votive des commanditaires du tableau.

    Source Patrick Varrot, historien d’art - Février 2021
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